Fable Les deux Pigeons : Texte, Analyse et Morale

Étude de la fable de Jean de La Fontaine issue du Livre IX (1678)

Illustration de la fable 'Les Deux Pigeons' de Jean de La Fontaine, montrant un pigeon quittant son foyer pour explorer le monde, tandis que l'autre reste dans son nid, inquiet.

Considérée comme l'une des plus belles pièces du second recueil, « Les deux Pigeons » s'éloigne de la satire habituelle pour explorer la profondeur des sentiments. Deux pigeons s'aiment d'une amitié tendre, mais l'un d'eux, gagné par l'ennui et le désir de voir du pays, décide de voyager. Malgré les mises en garde de son compagnon sur les dangers du monde, il part et subit une série de catastrophes avant de revenir, meurtri, au logis.

L'essentiel de la morale : La Fontaine rompt ici avec ses morales sèches pour s'adresser directement au lecteur. Il célèbre le foyer et l'être aimé comme le seul véritable univers qui vaille la peine d'être exploré. La leçon est un vibrant plaidoyer pour la stabilité affective : le bonheur n'est pas au bout du monde, mais dans la présence de ceux qui nous aiment.

Fiche Technique : Les deux Pigeons
Source Livre IX des Fables de La Fontaine
(2ème fable du recueil)
Parution Second recueil de 1678
Thématiques Amitié & Amour Voyage Sécurité du foyer
Genre Élégie (Poème narratif à forte charge émotionnelle)
Analyse croisée À comparer avec La Tortue et les deux Canards pour le thème du voyage périlleux.
Fable Les deux Pigeons de Jean de la Fontaine, texte original à télécharger ou imprimer
Les deux Pigeons, célèbre fable de Jean de La Fontaine, illustrant la morale sur le désir d'aventure et les conséquences, texte original à lire, télécharger et imprimer.

Les deux Pigeons : Texte Intégral et Versions d'Étude

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Texte original

Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint ;
Vous y croirez être vous-même.
À ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
Les menteurs et traîtres appas.
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
Prît sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié,
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?

Source : Jean de La Fontaine, Livre IX, fable 2 (1678).

💡 Version annotée

(Définitions et sens caché)

Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis [1]
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage
[2].
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs [3]. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste [4],
Que faucons, que réseaux [5]. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai [6] : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi [7]. Mon voyage dépeint [8]
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint [9] ;
Vous y croirez être vous-même.
À ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu [10],
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las [11],
Les menteurs et traîtres appas [12].
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis [13] du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat [14] échappé.
Le vautour s'en allait le lier [15], quand des nues [16]
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure [17],
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant [18], cet âge est sans pitié,
Prît sa fronde [19] et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile [20] malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié [21],
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal [22], elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois [23] aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère [24],
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer [25] ?

[1] À la maison, chez lui.

[2] Que les peines, les tracas, les dangers changent votre cœur.

[3] Vents doux et agréables, ce qui renvoie à la saison du printemps.

[4] Je m'imaginerai que des rencontres dangereuses, qui apportent le malheur.

[5] Filets utilisés pour attraper les oiseaux.

[6] Faire cesser l'ennui, distraire.

[7] Non plus.

[8] Décrit de manière détaillée, faire un récit précis.

[9] Forme ancienne du verbe 'arriver', m'est arrivée.

[10] Terme signifiant être tout trempé ou triste.

[11] Piège s'apparentant au collet (nœud coulant).

[12] Ce qui est utilisé pour attirer et capturer les animaux.

[13] Terme qui signifie 'le pire.

[14] Un prisonnier forcé à travailler, souvent avec une chaine et un boulet au pied pour qu'il ne puisse pas s'échapper.

[15] L'emprisonner dans ses serres.

[16] Nuages.

[17] Petite maison en mauvais état.

[18] Un enfant malicieux.

[19] Armes improvisées, souvent utilisées par les enfants pour lancer des projectiles.

[20] Terme désignant l'oiseau.

[21] Variante de pied.

[22] Tant bien que mal .

[23] Ici quelquefois signifie une fois.

[24] Le fils de Cythère est l'Amour.

[25] Sur la dernière partie de la fable La Fontaine utilise la 1ère personne du singulier pour parler de son expérience et s'interroge sur son âge, il avait 68 ans lorsqu'il publie 'Les deux Pigeons'.

🔢 Version numérotée

(Idéal pour citer les vers)
  1. Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
  2. L'un d'eux s'ennuyant au logis
  3. Fut assez fou pour entreprendre
  4. Un voyage en lointain pays.
  5. L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
  6. Voulez-vous quitter votre frère ?
  7. L'absence est le plus grand des maux :
  8. Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
  9. Les dangers, les soins du voyage,
  10. Changeraient un peu votre courage.
  11. Encor si la saison s'avançait davantage !
  12. Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
  13. Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
  14. Je ne songerai plus que rencontre funeste,
  15. Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
  16. Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
  17. Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
  18. Ce discours ébranla le cœur
  19. De notre imprudent voyageur ;
  20. Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
  21. L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
  22. Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
  23. Je reviendrai dans peu conter de point en point
  24. Mes aventures à mon frère.
  25. Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
  26. N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
  27. Vous sera d'un plaisir extrême.
  28. Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint ;
  29. Vous y croirez être vous-même.
  30. À ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
  31. Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
  32. L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
  33. Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
  34. Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
  35. L'air devenu serein, il part tout morfondu,
  36. Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
  37. Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
  38. Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
  39. Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
  40. Les menteurs et traîtres appas.
  41. Le las était usé ! si bien que de son aile,
  42. De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
  43. Quelque plume y périt ; et le pis du destin
  44. Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
  45. Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
  46. Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
  47. Semblait un forçat échappé.
  48. Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
  49. Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
  50. Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
  51. S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
  52. Crut, pour ce coup, que ses malheurs
  53. Finiraient par cette aventure ;
  54. Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
  55. Prît sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
  56. La volatile malheureuse,
  57. Qui, maudissant sa curiosité,
  58. Traînant l'aile et tirant le pié,
  59. Demi-morte et demi-boiteuse,
  60. Droit au logis s'en retourna.
  61. Que bien, que mal, elle arriva
  62. Sans autre aventure fâcheuse.
  63. Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
  64. De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
  65. Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
  66. Que ce soit aux rives prochaines ;
  67. Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
  68. Toujours divers, toujours nouveau ;
  69. Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
  70. J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
  71. Contre le Louvre et ses trésors,
  72. Contre le firmament et sa voûte céleste,
  73. Chang é les bois, changé les lieux
  74. Honorés par les pas, éclairés par les yeux
  75. De l'aimable et jeune Bergère
  76. Pour qui, sous le fils de Cythère,
  77. Je servis, engagé par mes premiers serments.
  78. Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
  79. Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
  80. Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
  81. Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer !
  82. Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
  83. Ai-je passé le temps d'aimer ?

Analyse Littéraire et Sens de la Fable "Les deux Pigeons"

🔍 Décryptage de la fable : Entre aventure et lyrisme

Dans cette fable du Livre IX, La Fontaine délaisse la satire sociale pour une poésie de l'intime. Le récit est construit sur un contraste saisissant : d'un côté, l'invitation au voyage teintée d'imprudence, et de l'autre, la sécurité du foyer. Les péripéties du pigeon voyageur (piège, vautour, fronde) ne sont pas là pour le divertissement, mais pour prouver physiquement la validité des craintes de celui qui est resté.

La structure culmine dans un épilogue célèbre où le poète s'exprime à la première personne. Ce « je » lyrique transforme la fable en une confidence personnelle sur l'amour et le temps qui passe. La Fontaine nous enseigne que le véritable voyage n'est pas géographique, mais émotionnel : l'autre est à lui seul un monde suffisant.

💡 Écho contemporain

Cette fable illustre la tension éternelle entre le besoin de liberté et le besoin de sécurité. Dans une société moderne qui valorise la mobilité et la nouveauté constante, La Fontaine rappelle la valeur inestimable de la stabilité affective et de la "patrie" que représente l'être aimé.

Elle prévient contre l'illusion que le bonheur se trouve toujours ailleurs, au prix du sacrifice de nos attaches les plus chères.

📢 La Morale expliquée

« Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau... »
La Fontaine propose une définition de l'amour fusionnel. La morale n'est pas une simple leçon de prudence, c'est une invitation à l'émerveillement mutuel. Il suggère que pour qui sait aimer, la nouveauté ne se trouve pas dans le paysage, mais dans le regard de l'autre, rendant tout voyage lointain superflu.

❓ Questions fréquentes sur "Les deux Pigeons"

Quelle est la particularité de la fin de cette fable ?

Contrairement aux fables courtes, celle-ci se termine par une adresse directe de La Fontaine au lecteur et à ses propres souvenirs, ce qui en fait l'une de ses œuvres les plus personnelles.

Pourquoi le pigeon voyageur revient-il "clopin-clopant" ?

Cette expression souligne son échec total. Il n'a rien rapporté de son voyage, sinon des blessures physiques et la honte d'avoir ignoré les conseils de son ami.

Est-ce une fable sur l'amitié ou sur l'amour ?

Les deux termes sont interchangeables chez La Fontaine. Il parle de "deux amants", mais au XVIIe siècle, cela désignait souvent une amitié profonde et élective entre deux êtres.

Quels sont les trois dangers majeurs rencontrés ?

L'orage (la nature), le filet (le piège des hommes) et la fronde de l'enfant (la cruauté gratuite). Ces obstacles montrent que le monde extérieur est hostile au solitaire.

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